La solitude. Sentiment existant dans mon vide perpétuel
depuis quelques années déjà. 7 ans, pour me faire précis. Je ne
demande rien à personne et personne ne me demande rien.
J'entreprends rien. Je ne fais rien. Je n'écoute rien. Ma vie est
lassée de toutes actions depuis sa présence, qui maintenant
chatouille les dieux. Enfin, j'espère. Elle était tout pour moi.
Jamais j'avais pensé qu'elle partirai soudainement. Je dois me
recheter auprès des autres, pour le mal que j'ai souvent causé. En
les envoyant chier pour X raison. Ou pour rétorquer froidement des
réponses crues.
J'observe les étoiles, au fond du jardin de notre immense
maison chez ma mère, où je réside depuis que mes parents sont
divorcés. Je distingue facilement la Grande Ourse. Je met ma main
sous ma tête, en guise de cousin et me fait plus profond dans
l'herbe. J'ai cette sensation de bien-être dans mon corps. Loin de
tous, de ma famille un peu encombrante sur les bords. Je ferme les
yeux, m'enfermant une fois de plus, dans un mutisme.
Puis, je ressens des pas, assez lourd. J'en déduis,
James, mon beau-père. J'ai, une fois de plus, raison. Il s'assis à
côté de moi, et observe le ciel, à son tour. Je ne connais pas ses
intentions, mais elles m'ont l'air d'être les mêmes que la dernière
fois. Une morale. Toute aussi inutile, puisque je ne change pas
quand il claque des doigts ou du pied.
- Tu devrais rentrer, Kalen, dit-il finalement brisant
ainsi le silence pesant qui s'était installé.
Un conseil. Cette fois-ci, après ce que je lui es sorti
la dernière fois, il a du comprendre que la morale pour un ado de
19 ans, c'est pas la meilleure chose à faire. Et puis, il me
demande simplement de rentrer avec sa voix calme. Peut-être qu'il
veut seulement que je sois un adolescent calme et posé. Mais alors,
il se fourre le doigt dans le nez.
Je me lève, doucement et évitant son regard insistant. Je
commençais à partir vers la porte extérieur derrière la maison, qui
accedait directement un escalier vers ma chambre. Mais, James fut
plus rapide et m'attrapa le bras, avant que j'eusse pris la poignée
de la porte.
- Kalen, sois un peu plus gentil avec tes soeurs et ta
mère, je t'en prie, supplia-t-il. Elles souffrent de ta
froideur.
Elles souffrent de ma froideur. Pourquoi elles
ne vont pas me le dire elles-mêmes ? Je rentre dans la maison et
monte dans ma chambre, où je m'affale sur mon lit, lasse. Je
regarde mon plafond, que j'ai longtemps observé ces dernière
années. J'ai le coeur en miettes, et lui il s'effrite. Des points
communs. J'aimerai tellement revenir en arrière.
Des remords et des regrets. C'est peut-être ce que je
ressens au fond de moi, finalement. Mais extérieurement, personne
pourrait le voir, tellement je suis renfermé sur moi. J'arrive plus
à me défaire de cette carapace qui s'est construit sur
moi.
Finalement, je me rélève et descend au rez-de-chaussé, où
le calme n'est pas au rendez-vous. Ma soeur jouait avec Milice, ma
demi-soeur de 6 ans. Toutes les deux s'entendent comme les doigts
de la main. Par contre, Milice ne m'apprécie pas énormement. Elle
me ressent. Elle est aveugle de naissance, et donc lorsqu'elle me
voit, jamais je ne l'a voit me parler normalement ou me faire un
compliment. Elle a la peau très blanche, et des yeux blancs, qui
sont dû à son handicap. Jamais on a vu la couleur de ses yeux, qui
auraient pu allez avec sa longue cheveulure marrons
ondulée.
- Kalen, tu nous tiens compagnie ce soir ?
demanda-t-elle, venant accrocher mon jeans.
Je la regardais attendri. Elle avait ce regard vide, où
on se noit à l'intérieur. Elle ne voit pas que je la comtemple,
elle le sent. Elle va rapidement me le faire savoir, pinçant plus
fort mon jeans. Je passe ma main dans sa chevelure douce et
soyeuse. Pour réponse, elle sourit et s'appuie contre moi, passe
ses bras autour de ma taille et pose sa tête contre mon
coeur.
- N'aie pas peur de l'amour, Kal', car sinon il te fuiera
comme la peste, dit-elle, de sa voix suave et légère.
Je la regarde intensément mais étrangement. A 6 ans, elle
connais déjà des choses que les adultes ignore.
Je l'aime, mais le montrer me fait peur. Elle essaye de
me dire le contraire. Peut-être un jour, je pourrais te montrer
le contraire, Milice.
A
suivre...
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